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Quelques moments avec Gatsby le magnifique !

Je n’ai pas été parmi les premiers voir Gatsby le Magnifique et je n’en suis pas fier. Le jeu de Dicaprio est à jurer par les Penn, Nicholson, Pacino, Hopkins, un jeu qui a de l’âge et dont le mnésique révèle la vigueur et la maturation. En même temps, le sacrifié du Titanic nous fait transporter par la pantomime de son visage enfantin vers des sentiments d’adolescence, intenses et violents.

Le caractère de M. Gatsby re-dessiné par DiCaprio me fait beaucoup penser à celui de Howard Hughes interprété par le même prodigieux acteur dans Aviator, neuf ans plutôt, oui déjà. Un caractère extrêmement riche par ses rêves et ambitions, extrêmement insatiable car il repousse toujours les limites, qui n’accepte que le meilleur et ne se projette que là où personne n’a jamais été. Ce caractère m’inspire jusqu’à susciter en moi les envies les plus spectaculaires, on ne peut pourtant plus naturelles, étouffées par le rassurant désir collectif du “normal”, l’envie d’être et d’avoir ce qu’il peut y avoir de plus grand, de plus exceptionnel, n’en jamais accepter moins ou se laisser combler par les choses qui satisfont l’homme “moyen”.

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Dans mon métier, et celui de mes collaborateurs avec lesquels je fais fièrement ce début d’odyssée, nous avons rarement été bluffés par des clients voulant ce que veut M. Gatsby.

La majorité des explorateurs du web nous exposent leurs histoires en me too plutôt assez consolateur, n’ayant en adrénaline que l’équivalent nécessaire à la solvabilité d’une expérience inconsciemment vouée à l’échec. Combien de clients nous ont présenté des histoires basées sur celles des autres, beaucoup de fois avec l’audacieuse paresse d’un imprime-écran dont le parfum de l’encre trahit la fraicheur.

Mais si la rareté frappe l’unicité et la vigueur des “client stories”, il faut avouer que de l’autre côté du comptoir, nous, prestataires, agences et freelancers, sommes très peu nombreux à nous soucier de la finalité et à être une réelle force de proposition voir même en nous accaparant du projet et en reconvertissant les moyens pour convenir aux objectifs et même en replaçant les objectifs eux-même plus haut que le client les auraient situés. Nous voyons en effet chaque nouvelle commande comme un épisode d’un feuilleton et non comme LE grand show, faute certainement de modèle économique ne se traduisant par par la performance. Mais combien bien même il nous arrive de vouloir contractualiser un projet sous le modèle de la performance, il est très difficile dès lors de gérer la spéculation financière qui s’y oppose, la majorité des agences, sans parler des freelancers, s’appuyant sur les encaissements du mois pour “survivre”.

Toutes ces difficultés ne parlent cependant pas à M. Gatsby, il va jusqu’au bout de sa détermination et a la volonté qui déplace toujours plus loin les barrières. Soyons tous des monsieurs Gatsby et raccourcissant le nombre d’épisodes qui nous séparent de nos success stories.

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